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title: "Expression écrite TEF Canada, section A : le fait divers"
description: "La section A du TEF Canada demande de poursuivre un fait divers, pas de le redire."
canonical: https://francaisprep.com/fr/blog/section-a-expression-ecrite-tef-canada
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En bref

La section A du TEF Canada demande de poursuivre un fait divers, pas de le redire. Un exemple corrigé, les quatre critères publiés et ce qui relève du remplissage.

![Adèle Sason](/_next/image?url=%2Fadele.png&w=96&q=75)

Adèle Sason

Fondatrice, Français Prep

La section A de l’expression écrite du TEF Canada vous donne le début d’un article et vous demande d’en rédiger la suite : en général vingt-cinq minutes et un minimum d’environ quatre-vingts mots, sans maximum officiel. Lisez bien le mot « minimum » : Le français des affaires publie un plancher et jamais de plafond, si bien que tout site de préparation qui cite une limite supérieure l’a inventée. Cela dit, 120 mots bien maîtrisés valent mieux que 250 mots gonflés.

Le début est presque toujours un fait divers : un accident, un incendie, un vol, un sauvetage, un événement local. Vous héritez d’un ton, d’un temps et d’une situation déjà posés. Votre travail est de poursuivre, pas de recommencer. Et voici l’erreur qui coûte le plus cher : reformuler le sujet. Le correcteur a le début sous les yeux, et toute information que vous habillez autrement se lit comme du remplissage. Les chiffres ci-dessous proviennent de la page consacrée à [l’expression écrite du TEF Canada](/fr/tef-canada/expression-ecrite) ; vérifiez de nouveau la durée sur lefrancaisdesaffaires.fr, car les modalités de l’examen peuvent changer.

## Quels sont les quatre critères de la section A du TEF Canada ?

L’organisme qui conçoit le test les publie, et chaque ligne se traduit par un geste d’écriture concret.

-   **La pertinence** : les informations correspondent au sujet. Ce critère pénalise le hors-sujet et le remplissage.
-   **La qualité des informations** : développement, détails, illustrations. Ce critère récompense le détail nommé : un lieu, une heure, un témoin, une conséquence.
-   **La cohérence et la cohésion internes** : l’ordre des phrases, la reprise par les pronoms et l’étendue du vocabulaire.
-   **L’orthographe et la ponctuation** : un critère à part entière, noté, et pas simplement toléré.

## Sujet de fait divers du TEF Canada : un exemple corrigé

Début : _Mardi matin, peu avant sept heures, un camion de livraison a percuté un abribus sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Le conducteur a été légèrement blessé._ Une bonne suite :

> Selon les premiers éléments recueillis par la police de Montréal, le véhicule aurait glissé sur une plaque de verglas avant de monter sur le trottoir. Trois personnes attendaient l’autobus à cet endroit ; deux d’entre elles, légèrement blessées, ont été transportées à l’hôpital Saint-Luc, d’où elles sont ressorties dans la matinée. « J’ai entendu un bruit sourd, puis j’ai vu l’abribus se plier comme du carton », raconte Sylvie Nadeau, qui tient le commerce d’en face. Le boulevard est resté fermé à la circulation jusqu’à midi, le temps de dégager les débris. La Ville a annoncé qu’un nouvel abribus serait installé la semaine prochaine. L’enquête devra établir si le camion roulait trop vite.

Chaque phrase ajoute quelque chose que le début ne contenait pas : la cause probable, le nombre de blessés, le nom de l’hôpital, la fermeture de la voie, la réaction de la Ville. Remarquez _le véhicule aurait glissé_ : le conditionnel est la marque journalistique de l’information non confirmée, et un correcteur y lit une maîtrise du registre que peu de candidats montrent.

## Qu’est-ce qui distingue une bonne suite du remplissage ?

Comparez ce modèle avec ce qu’écrivent la plupart des candidats, qui atteint le nombre de mots et n’ajoute rien : _C’est un accident très grave et très triste. Les gens qui attendaient l’autobus ont eu très peur… Il faut faire attention quand on conduit._ Les jugements remplacent les faits, et le texte se termine sur une morale que personne n’a demandée. Le remède est une boîte à outils que vous pouvez travailler :

-   **Les temps.** Le passé composé pour les événements, l’imparfait pour le décor, le plus-que-parfait pour ce qui a précédé, le conditionnel pour l’hypothèse non vérifiée.
-   **Le passif.** _Les riverains ont été évacués_ permet de raconter sans désigner de coupable.
-   **Les sources.** _Selon les premiers éléments de l’enquête_, _d’après un témoin_, _la porte-parole a précisé que_.
-   **Le discours rapporté.** Une seule citation directe, attribuée à une personne nommée, vaut mieux que trois phrases de commentaire.
-   **La chute.** Terminez sur la suite des événements : une enquête, une expertise, une mesure annoncée. Jamais sur une morale.

## Comment répartir les vingt-cinq minutes ?

Trois minutes pour lire le début deux fois et repérer ce qu’il dit déjà, et qui vous est désormais interdit. Deux minutes pour noter cinq faits nouveaux : la cause, les victimes, un témoin, la conséquence immédiate, la suite. Quinze minutes pour rédiger d’une traite, sans revenir en arrière. Cinq minutes pour relire uniquement l’orthographe et la ponctuation, puisqu’il s’agit d’un critère à part entière : [accords, terminaisons verbales](/fr/blog/erreurs-d-accord-francais), majuscules, guillemets refermés.

## L’orthographe coûte-t-elle vraiment des points en section A de l’expression écrite du TEF Canada ?

Oui, et c’est là que le TEF diffère de ce qu’attendent beaucoup de candidats. L’orthographe et la ponctuation forment l’un des quatre critères publiés, une ligne notée à part entière, et non un point sur lequel le correcteur ferme généreusement les yeux. Votre copie est lue par deux correcteurs formés et indépendants, et elle leur parvient anonyme : ils voient un numéro de candidat et rien d’autre. La relecture de cinq minutes à la fin n’a donc rien de cosmétique ; elle agit sur un critère nommé. Procédez par filtres successifs plutôt que de relire au hasard : d’abord les terminaisons verbales et l’accord sujet-verbe, puis les participes passés (avec _être_, accord avec le sujet ; avec _avoir_, accord uniquement avec le complément d’objet direct placé avant), puis les homophones grammaticaux (_a_ et _à_, _ou_ et _où_, _on_ et _ont_), enfin les majuscules et les guillemets refermés. Corriger un accord ne demande aucune connaissance nouvelle en français, seulement de la méthode : ce sont donc les points les moins chers de la copie.

Une seule habitude vaut plus que toutes les autres : avant d’écrire, faites la liste de ce que le début apprend déjà au lecteur, puis interdisez-vous d’en écrire quoi que ce soit. Rédigez quelques suites en temps limité, vérifiez la longueur avec le [compteur de mots](/fr/outils/compteur-de-mots), et quand vous voudrez savoir ce que votre note de section A signifie pour votre dossier, le [tableau des scores du TEF Canada](/fr/tef-canada/grille-de-notation), sur deux colonnes, montre où se situe l’expression écrite sur l’échelle que lit réellement IRCC.

## Questions fréquentes

### En quoi consiste la section A de l’expression écrite du TEF Canada ?

La section A vous donne le début d’un article, le plus souvent un fait divers (accident, incendie, sauvetage), et vous demande d’en rédiger la suite. Elle dure environ vingt-cinq minutes, avec un minimum d’environ quatre-vingts mots et aucun maximum officiel. Votre travail consiste à poursuivre le récit avec des informations nouvelles, pas à raconter de nouveau ni à reformuler le début.

### Combien de mots faut-il écrire en section A du TEF ?

L’organisme qui conçoit le test publie un minimum d’environ quatre-vingts mots et aucun plafond : tout site de préparation qui cite une limite supérieure l’a donc inventée. Un texte de 120 mots bien maîtrisé vaut en général mieux qu’un texte de 250 mots gonflé. Vérifiez le minimum et la durée en vigueur sur lefrancaisdesaffaires.fr, et utilisez un compteur de mots pendant vos entraînements pour dépasser confortablement le minimum.

### Quels sont les critères de notation de la section A ?

Le français des affaires publie quatre critères : la pertinence des informations par rapport au sujet ; la qualité des informations (développement, détails, illustrations) ; la cohérence et la cohésion internes, y compris la qualité des phrases et du vocabulaire ; l’orthographe et la ponctuation. L’orthographe et la ponctuation constituent une ligne notée à part entière, pas une simple politesse : réservez donc du temps pour relire les accords et les terminaisons verbales.

### Qu’est-ce qu’un fait divers au TEF Canada ?

Un fait divers est une brève d’actualité sur un événement local : un accident, un vol, un incendie, un sauvetage. Les débuts d’article de la section A relèvent généralement de ce genre ; vous héritez donc d’un ton journalistique et d’un récit au passé. Les outils utiles sont le conditionnel pour les faits non confirmés, le passif pour raconter sans désigner de coupable, et une citation directe attribuée à un témoin nommé.

### Quelle est la plus grosse erreur en section A ?

Reformuler le début. Le correcteur a le sujet sous les yeux : toute information que vous habillez autrement se lit comme du remplissage. Avant d’écrire, faites la liste de ce que le début apprend déjà au lecteur et interdisez-vous d’en reprendre quoi que ce soit ; ajoutez plutôt la cause, les victimes, un témoin, les conséquences, et terminez sur la suite des événements plutôt que sur une morale.

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D'où viennent ces informations

Les consignes et les critères de notation sont ceux des organismes d’examen. Aucun des deux ne publie de pondération chiffrée par critère, donc personne ne peut vous en montrer une.

-   [France Éducation International: TCF Canada](https://www.france-education-international.fr/test/tcf-canada)
-   [Le français des affaires : TEF Canada](https://www.lefrancaisdesaffaires.fr/candidat/test-evaluation-francais/tef-canada/presentation/)

Les organismes d'examen modifient formats, tarifs et tables de conversion sans l'annoncer. Lorsqu'un chiffre de cette page engage une décision qui coûte de l'argent, vérifiez-le auprès de la source ci-dessus plutôt que de faire confiance à un site de préparation, y compris celui-ci.

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